ÉrésïpElles. 153
Quand la fievre a un peu diminué, onpurge avec le remede N°. 13, ou en don-nant tous les matins quelques prifes de crè-me de tartre N°. 14. La purgation eft ab-folument néceffaire pour évacuer la bile crou-piflante, qui eft ordinairement la caufe pre-mière de ces éréfipelles violents. L’on eftmême quelquefois obligé, fi le mal eft long,le dégoût opiniâtre, la bouche mauvaife,la langue fale , s’il n’y a que peu de fie-vre , 6c point de crainte d’inflammation,de donner les remedes émétiques N°. 34ou 35, qui, par les fecouffes qu’ils occa-fionnent, diflipent ces embarras mieux queles purgatifs.
Après ces évacuations, ordinairement lemal s’amende, mais il faut cependant quel-quefois y revenir le lendemain, ou le fur-lendemain, fur-tout fi le mal eft à la tête.Les purgatifs font le vrai remede de cettemaladie quand elle occupe cette partie; enemportant la caufe du mal, ils le diminuent,& ils en préviennent les fuites fâcheufes.
Quand, après les évacuations, la fievrecontinue à être très-forte, il faut donner,toutes les deux heures, & même plus fou-vent, une cuillerée du remede N°. 10.
U eft très-utile, quand le mal eft à la tête,de baigner fouvent les jambes dans l’eautiede; l’on doit même, s’il eft violent, ap-pliquer des finapifmes à la plante des pieds.J’ai vu ce remede attirer fur les jambes, aubout de quatre heures, un éréfipelle qui cou-▼roit le nez 6c les yeux. Quand le mal cora-