É R É S I P E L L E S. a$r
Quand le tranfport fe fait fur le cerveaule malade tombe d’abord dans des rêve-ries , avec un vifage allumé , & des yeuxtrès-vifs ; il devient bientôt phrénétique ,& meurt léthargique.
Si le poumon eft attaqué, l’oppreïïion ,Pangoifle , la chaleur font inexprimables.
L’humeur fe jette aufli fur la gorge , &produit une efquinancie promptement mor-telle.
§. 277. Il y a des perfonnes pour quil’éréfipelle eft une maladie habituelle. S’ilattaque fouvent le vifage, ç’eft ordinaire-ment le même côté, & l’œil en eft à lafin confidérablement affoibli.
§. 278. L’éréfipelle dépend de deux cau-fes : d’une humeur âcre & ordinairementbilieufe, répandue dans le fang; & de ceque cette humeur ne s’évacue pas bien parla tranfpiration.
279. Quand le mal eft léger, tel qu’ileft décrit §. 273 , il fiiffit d’entretenir unetranfpiration abondante, fans échauffer, &il n’y a rien de tel, dans ces cas-lk, quele régime, & un ufage abondant de nitre& de thé de fureau. Ainfi l’on fe prive deviande , d’œufs , & de vin ; l’on vit d’unpeu de légumes & de fruits; l’on boit abon-damment d’infufion de fureau, & l’on prend,de trois en trois heures, demi-dragme denitre; ce qui fait demi-once dans vingt-quatre heures; mais il eft plus efficace quandon ne le diflout dans l’eau qu’au momentoù l’on va le prendre, que quand on le