2)0 É 11 ï S I ï E L L E S.une brûlure, qui enfuite fe fechent .& s'é-caillent. J’ai vu quelquefois,.fur-tout quandl’éréfipelle attaquoit le vifage, que l'humeurqui fortoitde ces pullules étoit extrêmementvifqueufe, & formoit des croûtes épailTes,qui reffembloient prefque aux croûtes de laitdes petits enfants, & revoient plufieurs joursavant que de tomber. Quand l’éréfipelle eftviolent, il dure quelquefois huit, dix, douzejours dans le même état; & enfin il fe dû—fipe par une fueur abondante, qui eft quel-quefois annoncée par un mal-aife, accom-pagné de frîlTon , & d’un peu d’angoiflequi durent quelques heures. Pendant toutle temps de la maladie, toute la peau efttrès-feche , & même l’intérieur de la bouche.
§. 275. Il eft rare que l’éréfipelle fup-pure, & quand cela arrive, c’elP toujoursune mauyaife fuppuration qui dégénéré ai-fément en ulcéré. Il y a quelquefois desépidémies d’éréfipelles accompagnés de ma-lignités qui fe gangrènent aifément.
§. 27Û. L’éréfipelle change fouvent deplace, il fe retire tout-'a-coup ; le maladeeft mal à fon alfe, il a des envies de vo-mir , de l’angoifle, de la chaleur , le malreparoît ailleurs , & le malade eft guéri.Mais fi , au-licu de reparoître fur une au-tre partie de la peau, l’humeur fe jette furle cerveau, ou la poitrine, le malade périten peu d’heures; & ces changements funef-tcs arrivent quelquefois fans qu’il foit pof-fible de l’attribuer à aucune erreur du ma-lade ou du Médecin.