1\6 F I E V R E S
qnentes, &: que le traitement en efl trop dé-licat pour qu’on puiflè les traiter fans Méde-cin. J’ai feulement voulu les faire connaître ,afin que, quand elles fe préfenteroient, onfût inrtruit du danger.
§. 171. La même caufe, qui produit cesfievres d’accès , occafionne fouvent des ma-ladies qui reviennent périodiquement à lamême heure , fans friffon , fans chaleur ,& fouvent fans vîtefle dans le pouls ; cesmaux fuivent prefque toujours l’ordre desfievres quotidiennes .ou tierces, plus rare-ment celui des quartes. J’ai vu des vomif-fements & des envies de vomir très-violen-tes avec une angoiflè inexprimable, des op-prefïions très-fortes, des coliques les pluscruelles, des palpitations effrayantes, desmaux de dents cxcefllfs, des maux de tête,& très-fréquemment des douleurs inouies furun œil, la paupière , le fourcil, & la tempedu même côté, avec une rougeur de l’œil& un larmoiement continuel. J’ai même vu ,deux fois, un gonflement fi prodigieux, quel’œil fortoit de plus d’un pouce de la tête,couvert par la paupière, qui elle-même étoitextrêmement enflée. Tous ces maux com-mencent très-réguliérement à une certaineheure, durent à peu près le temps d’un ac-cès , & finiflent fans aucune évacuation fen-fible, pour revenir précifément à pareilleheure le lendemain ou le fur-lendemain.
Il n’y a qu’un remede qui puifle arrêter cesaccès , c’eft le kina , donné comme §. a6o.Rien ne foulage pendant l’accès, & tous les