D’ A C C Ê s. l-V)
fuite, pendant quelques jours, celui N°. 38 ;après cela on leur donne le kina, à chaqueprife duquel on allie avec fuccès, dans cecas, fept ou huit grains de limaille de fer(voyez §. a6o) , ou les autres fébrifuges,(voyez §. 166 ,267) ; après quoi on les met,pendant quelque temps a l’ufagc de la thé-riaque des pauvres, (voyez §« 247, art. 13 ,)afin de rétablir les digeftions qui font tout-à-fait dérangées.
§. 170. 11 y a quelques fievres d'accèsqu’on appelle pernicieufes , dont chaque ac-cès eft accompagné des plus violents fymp-tomes ; le pouls eft petit & irrégulier , lemalade excellivement abattu , évanouiffantfréquemment, ayant des angoiffes inexpri-mables , des convulfions, un affoupiffementprofond , un délire continuel * des enviesd’aller k la felîe ou d’uriner, continues &inutiles. Le mal eft très : prcflant, le maladepeut mourir dès le troifieme accès, & paflerarement le fixieme, s’il n’eft pas bien con-duit. Il n’y a pas un moment àrperdre, & iln’y a qu’un parti à prendre, c’eft de lui don-ner inceffamment le kina, comme §, 260,afin de fupprimer les accès fuivants. Sou-vent ces fievres font compliquées avec beau-coup de putridité dans les premières voies ;quand cette complication eft bien démon-trée, on peut, immédiatement après la find’un accès, donner une prife d’ypécacuanhaN°. 35 , & dès que fon effet eft fini , onordonne le kina. Mais je m’étends peu furces fievres, parce qu’elles ne font pas frs-