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autres remèdes ne fufpendcnt pas même Jemal : mais j’ai guéri, avec le kina, de cesmaux, & fur-tout de ceux d’yeux qui fonttrès-fréquents, qui duraient depuis plufieursfemaines, & pour lefquels on avoit employéinutilement , faignées , purgatifs , bains ,eaux , véficatoires, une foule de remedes.Si l’on en donne une dofe ftiffifante, le pre-mier accès eft très-léger ; le fécond man-que; & je n’ai point vu de rechute commeaprès les accès ordinaires de fievre.
J’ai éprouvé moi-même au mois de No-vembre 1773 une fievre de cette cfpece ,bien cruelle; le mal commença par un frif-fon très fort accompagné d’une douleur ex-ceffive fur la paupière, le foureil, le front& la tempe du côté droit, la douleur allaen augmentant pendant tout le temps dufroid & celui de la chaleur , ce qui duracinq heures ; elle commença h diminuerquand la fueur commença, & finit avec elle;le mal recommença le lendemain à la mêmeheitre , de la même façon , à cette diffé-rence près, qu’après l’accès il refîa un fen-timent douloureux fur les parties malades,qui ne celfa qu’après le dernier accès.
§. 172. Dans les endroits où la naturède l’air rend ces fievres fréquentes , l’ondoit brûler fouvent dans les chambres , fur-tout dans celles où l’on couche, quelquesherbes ou quelques bois aromatiques; mâ-cher tous les jours des grains de genievre,& employer pour boiffon une infufion fer-mentée de cette même grainç. Ces deux re-