144 FIEVRES
dit'§. 164, & une heure avant le momentdu frifion il Te met au lit, & on lui don-ne , auili chaud qu’il peut le boire, le re-mede N°. 44.
J’en ai aufli guéri quelques-unes, & tier-ces & quartes, l’an 1751 & en 17^2 , endonnant de quatre en quatre heures, entreles accès , la poudre N°. Mais outrequ’elle m’a manqué plufieurs Fois, & qu’elle11e guérifloit point aufli promptement, elleaffoibliifoit quelques malades, elle leur dé-rangeoit l’eflomac; & deux fois, quoiqu’elleeut guéri la fîevre, je fus obligé de recou-rir au kina pour rétablir entièrement la fanté.Mais comme ces moyens font peu coûteux,& réufliflerK fouvent, j’ai cru devoir les in-diquer.
2.(58. L’on vante une quantité d’autresremedes pour les fièvres ; aucun n’eft aufliefficace que ceux que je viens d’indiquer ;plufieurs font dangereux : ainfi il eft pru-dent de ne pas s’en fervir. L’on débite , de-puis quelques années, des poudres fous lenom de poudres de Berlin , ou de poudresde Duclos , qui ne font qu’un kina mafqué,quelquefois entièrement éventé, & toujoursvendu très-chèrement. Un kina choifi, &fraîchement préparé, eft fort a préférer.
2.69. J’ai vu fouvent des payfans quiavoient une fievre d’accès depuis plufieursmois, & qui avoient employé beaucoup demauvais remedes, 6 c n’avoient obfervé au-cun régime. Je me fuis très-bien trouvé deleur donner les remedes N°. 34 ou 3-5 ; & en-