2 FIEVRES
fe diiïipent meme fouvent fans aucun re-mede après quelques accès. Il n’en eft pasde même de celles d’automne, qui durenttrès-long-temps, & même quelquefois juf-qu’au printemps , fi on les laiffe fans re-mede, ou fi on ne les traite pas bien-.
Les fievres quartes font toujours plus re-belles que les tierces; ce font celles que lesmalades gardent quelquefois pendant desannées. Dans les pays marécageux, quandon a la fievre, non-feulement elle eft très-longue, mais elle a de fréquentes récidives.
§. z<)7. Quelques accès de fievre ne fontpas extrêmement nuifibles; il arrive mêmequelquefois qu’ils produifent quelque chan-gement favorable dans la fanté, & détrui-fent les germes de quelques maladies delangueur; mais on fc trompe en les regar-dant généralement comme falutaires. S’ilsdurent long-temps, s’ils font longs & vio-lents, ils affbibliflcnt tout le corps, ils dé-rangent toutes les fondions, & fur-tout lesdigeftions, ils rendent les humeurs âcres,& jettent dans plufieurs maladies chroni-ques, entr’autres la jaunifle, l’hydropifie,l’afthme, & les fievres lentes; quelquefoismême les vieillards & les gens très-foiblesmeurent dans l’accès; & c’eft toujours dansle temps du froid.
§. 2.58. L’on a un remede immanquablepour la guérifon de ces fievres; c’eft le Klnaou Kinkina : air.fi l’on eft toujours fur deles difliper, & il n’y a de difficulté que cellede favoir s’il n’y a point d’aufre caufe de