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Tome premier (1780)
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236
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2 FIEVRES

fe diiïipent meme fouvent fans aucun re-mede après quelques accès. Il nen eft pasde même de celles dautomne, qui durenttrès-long-temps, & même quelquefois juf-quau printemps , fi on les laiffe fans re-mede, ou fi on ne les traite pas bien-.

Les fievres quartes font toujours plus re-belles que les tierces; ce font celles que lesmalades gardent quelquefois pendant desannées. Dans les pays marécageux, quandon a la fievre, non-feulement elle eft très-longue, mais elle a de fréquentes récidives.

§. z<)7. Quelques accès de fievre ne fontpas extrêmement nuifibles; il arrive mêmequelquefois quils produifent quelque chan-gement favorable dans la fanté, & détrui-fent les germes de quelques maladies delangueur; mais on fc trompe en les regar-dant généralement comme falutaires. Silsdurent long-temps, sils font longs & vio-lents, ils affbibliflcnt tout le corps, ils dé-rangent toutes les fondions, & fur-tout lesdigeftions, ils rendent les humeurs âcres,& jettent dans plufieurs maladies chroni-ques, entrautres la jaunifle, lhydropifie,lafthme, & les fievres lentes; quelquefoismême les vieillards & les gens très-foiblesmeurent dans laccès; & ceft toujours dansle temps du froid.

§. 2.58. Lon a un remede immanquablepour la guérifon de ces fievres; ceft le Klnaou Kinkina : air.fi lon eft toujours fur deles difliper, & il ny a de difficulté que cellede favoir sil ny a point daufre caufe de