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Tome premier (1780)
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235
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d a c c è s. 23$

la ; & comme tous les jours la faifon de-vient plus favorable, elles font ordinaire-ment affez courtes. Celles de lautomne fontfouvent mêlées dun principe de putridité;& comme la failon devient fâcheufe, ellesfont plus opiniâtres.

§. 2^. Les fievres dautomne commen-cent très-rarement en Juillet, beaucoup plusfouvent en Août ; & leur longueur a ré-pandu cette frayeur quon a des fievres quicommencent dans ce mois. Mais le préjugéa cru que leur danger venoit des influencesdu mois dAoût ; celt une miférable erreur :il vaut mieux quelles commencent en Aoûtque dans les mois fuivants, parce quellesfont dautant plus opiniâtres, quelles pa-roifîent plus tard. Ces fievres sannoncentquelquefois comme des fievres putrides, &ce neft quau bout de quelques jours quellesfe règlent en fievre daccès; mais heureu-fement il ny a pas de danger à sy trom-per , & à employer le traitement marquépour les fievres putrides. Le fédiment, cou-leur de brique, & fur-tout la pellicule au-deflus des urines, font ordinairement dansles fievres dautomne, & manquent fouventdans celles de printemps. « Dans celles-ci» les urines font dordinaire moins rouges,» & tirent plutôt fur le jaune; il fe forme» dans le milieu une efpece de nuage. Elles» dépofent un fédiment blanc, qui eft dun» bon augure. »

§. Ordinairement les fievres daccèsne font pas mortelles ; celles de printemps