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la ; & comme tous les jours la faifon de-vient plus favorable, elles font ordinaire-ment affez courtes. Celles de l’automne fontfouvent mêlées d’un principe de putridité;& comme la failon devient fâcheufe, ellesfont plus opiniâtres.
§. 2^. Les fievres d’automne commen-cent très-rarement en Juillet, beaucoup plusfouvent en Août ; & leur longueur a ré-pandu cette frayeur qu’on a des fievres quicommencent dans ce mois. Mais le préjugéa cru que leur danger venoit des influencesdu mois d’Août ; c’elt une miférable erreur :il vaut mieux qu’elles commencent en Aoûtque dans les mois fuivants, parce qu’ellesfont d’autant plus opiniâtres, qu’elles pa-roifîent plus tard. Ces fievres s’annoncentquelquefois comme des fievres putrides, &ce n’eft qu’au bout de quelques jours qu’ellesfe règlent en fievre d’accès; mais heureu-fement il n’y a pas de danger à s’y trom-per , & à employer le traitement marquépour les fievres putrides. Le fédiment, cou-leur de brique, & fur-tout la pellicule au-deflus des urines, font ordinairement dansles fievres d’automne, & manquent fouventdans celles de printemps. « Dans celles-ci» les urines font d’ordinaire moins rouges,» & tirent plutôt fur le jaune; il fe forme» dans le milieu une efpece de nuage. Elles» dépofent un fédiment blanc, qui eft d’un» bon augure. »
§. Ordinairement les fievres d’accèsne font pas mortelles ; celles de printemps