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maladie compliquée avec la fievre à laquellele Kina pût nuire : s’il y en a , il faut lesdétruire par leurs remedes particuliers (a).
(<*) Cet admirable remede n’eft connu en Europeque depuis le milieu du i~me. fiecle, nous en avonsl’obligation aux Efpagnols, qui le trouvèrent au Pé-rou dans la province de Quito. La ComtelTe de Chin-chon fut la première Européenne qui en fit ufage euAmérique, & il arriva d’abord en Efpagne en 1643fous le nom de poudre de la Comteffe. Les inaifonsdes jéfuites en ayant fait diftribuer beaucoup, il fevendoit fous le nom de poudre des Jéfuites; il a étéconnu encore fous d’autres noms; on ne l’appelle au-jourd’hui que Kina , Kinkina , ou écorce dit Pérou.
Il elT'uya d’abord de très-grandes oppofitions; les unsle regardoient comme un remede divin, les autrescomme un poifon; & l’animofité ayant augmenté les f
préjugés, il a fallu près d’un fiecle avant que tousles efprits fuirent fixés fur fon véritable ufage. Maisenfin il paroît que depuis près de vingt ans, l’on eftgénéralement revenu des préventions défavorables àce remede. L’infufHfance des autres dans plufieurscas, fon efficace, les cures admirables & fans nom-bre qu’il a opérées & qu’il opéré tous les jours, lenombre des maladies très-différentes des fievres, danslefquelles il eft le fouverain remede, fes effets dansles maladies chirurgicales les plus fâcheufes, le bien-être, la force, la gaieté dans laquelle il met ceux quien font ufage, ont enfin deffillé tous les yeux , & 011lui donne prefqu’unanimement le premier rang parmiles remedes les plus efficaces. On ne croit plus qu’ilgâte l'eflomac , qu’il fixe la fievre fans la guérir ,qu’il enferme le loup dans la bergerie , qu’il jettedans le fcorbut , Pafihme , P hydropi fie , la jauniffe ;l’on eft au contraire perfuadé qu’il prévient tous cesmaux, & que s’il nuit quelquefois, ce n’eft, commetous les bons remedes, que quand il eft falfifié, oumal ordonné, ou mal pris, ou enfin quand il fe trouve