Ü34 F I E V R E S
Un des fymptomes qui caradcrifent leplus particuliérement ces fièvres, c’eft la na-ture des urines que le malade rend fur lafin de l’accès. Elles font rougeâtres, & ellesdépofent un fédiment qui reffemble exade-ment à de la brique pilée. Quelquefois ellesfont écumeufes, & il fe forme au-deffus unepellicule qui s’attache aux côtés du verre.
2^3. La durée de chaque accès n’cftpoint fixe, elle varie fuivant l’efpece de lafievre &.p!ufieurs autres circonftances. Lesaccès reviennent quelquefois précifément à« la même heure , d’autres fois ils avancentd’une, deux, trois heures; quelquefois ilsretardent d’autant; l’on a cru remarquer queles fièvres dont les accès anticipoient, fe.terminoient plutôt que les autres; mais cen’eft point une réglé générale.
§.234. L’on diftingue les fievres d’accèsen fievres de printemps ou d’automne. L’onappelle fievres de printemps celles qui ré-gnent depuis le mois de Février jufqu’à lafin de Juin ; fievres d’automne celles quirégnent depuis le mois de Juillet jufqu’aumois de Janvier. Leurs caraderes effentielsfont les mêmes; ce ne font point propre-ment des maladies différentes, mais les cir-conftances variées qui les accompagnent,méritent quelque attention. Ces circonftan-ces dépendent de la faifon & de la conf-titution des corps dans ces faifons. Les fie-vres de printemps font quelquefois jointesh une difpofition inflammatoire, parce quec’eft la difpofition des corps dans ce temps-