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ou des poules, ou des pigeons, ou deschats, ou des cochons de lait, aux piedsou fur la tète du malade, après les avoirouverts en vie. On les retire quelques heu-res après corrompus & répandant une odeurhorrible; & l’on fe perfuade que c’eft le ve-nin dont ils fe font chargés, qui eft la caufede cette infeêlion ; mais c’eft une erreur ,ils puent non point parce qu’ils ont attiréle venin, mais parce qu’ils fe font pourrispar l’humidité & par la chaleur ; & ils n’ontque l’odeur qu’ils auroient, fi on les avoitmis dans tout autre endroit, que le corpsd’un malade, également chaud & humide.Bien-loin d’ôter le venin , ils augmententla corruption , & il n’y auroit qu’à ap-pliquer plufieurs de ces animaux fur uncorps fain dans le lit, & le biffer long-temps dans cet air, pour lui donner unefievre maligne.
Dans le même but, on attache un mou-ton au pied du lit pendant plufieurs heu-res, ce qui n’eft pas auffi dangereux, quoi-que ce foit toujours un mal, parce que plusil y a d’animaux dans la chambre, plutôtl’air eft corrompu , mais ce qui eft tout auflipeu fenfé. Il eft bien certain que les ani-maux qui environnent le malade refpirentle venin qui fort de fon corps & peuventen être incommodés, tout comme les per-fonnes qui le foignent, mais ils n’en fontpas fottir; au contraire, en contribuant auflià corrompre l’air, ils augmentent la mala-die. Du faux principe on tire une fauffe