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Tome premier (1780)
Entstehung
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230
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Ï30 F I E V R E s

ou des poules, ou des pigeons, ou deschats, ou des cochons de lait, aux piedsou fur la tète du malade, après les avoirouverts en vie. On les retire quelques heu-res après corrompus & répandant une odeurhorrible; & lon fe perfuade que ceft le ve-nin dont ils fe font chargés, qui eft la caufede cette infeêlion ; mais ceft une erreur ,ils puent non point parce quils ont attiréle venin, mais parce quils fe font pourrispar lhumidité & par la chaleur ; & ils nontque lodeur quils auroient, fi on les avoitmis dans tout autre endroit, que le corpsdun malade, également chaud & humide.Bien-loin dôter le venin , ils augmententla corruption , & il ny auroit quà ap-pliquer plufieurs de ces animaux fur uncorps fain dans le lit, & le biffer long-temps dans cet air, pour lui donner unefievre maligne.

Dans le même but, on attache un mou-ton au pied du lit pendant plufieurs heu-res, ce qui neft pas auffi dangereux, quoi-que ce foit toujours un mal, parce que plusil y a danimaux dans la chambre, plutôtlair eft corrompu , mais ce qui eft tout auflipeu fenfé. Il eft bien certain que les ani-maux qui environnent le malade refpirentle venin qui fort de fon corps & peuventen être incommodés, tout comme les per-fonnes qui le foignent, mais ils nen fontpas fottir; au contraire, en contribuant auflià corrompre lair, ils augmentent la mala-die. Du faux principe on tire une fauffe