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il°. Dès que le mal eft allez amendé pourque le malade foit quelques heures avectrès-peu ou point de fievre, il faut profiterde cet intervalle pour donner fix, ou aumoins cinq prifes du remede N°. 14, & réi-térer la même dofe le lendemain ; ce quiarrête les accès; on continue a en donnerdeux dofes pendant quelques jours.
13 0 . Dès qu’il n’y a plus de fievre, onmet le patient au régime des convalefcents ;& fi les forces ne reviennent pas , on luidonne avec fuccès , pour les rétablir plusvite, deux prifes par jour, une à jeun, &l’autre douze heures après, de la thériaquedes pauvres N°. 41, qu’il feroit à fouhai-ter qu’on introduit dans toutes les apo-thicaireries comme un excellent ftomachi-que, fort a préférer à cet égard à l’autrethériaque, qui eft une compofition ridicu-le , chere & fouvent dangereufe. Il eft vraique celle des pauvres ne fait pas dormir;mais quand on veut procurer du fommeil, -il y a beaucoup d’autres remedes qui valentmieux que la thériaque. Ceux qui ne crain-dront pas la dépenfe, au-lieu du remedeN°. 41, continueront à prendre tous lesjours, pendant quelques femaines, trois pri-fes du remede N°. 14.
§. 248. L’on a dans les campagnes, furle traitement de ces fievres, un préjugé qu’ilfaut détruire, non-feulement parce qu’il eftfaux & ridicule , mais encore parce qu’ileft nuifible. L’on imagine que des animauxpeuvent attirer le venin; pour cela on met