22.8 FIEVRES
pécacuanha N°. 39 , qui, donné à de peti-tes dofes & fréquemment, arrête la diar-rhée & favorife la tranfpiration. Ce remede& le précédent fe prennent le matin; deuxheures après il faut commencer la potionN°. 40, & la continuer régulièrement detrois en trois heures , jufqu’à ce qu’on in-terrompe pour redonner l’un des remedesN°. 38 ou 39 , & on la recommence enfuitejufqu’k ce que le malade foit beaucoup mieux.
io°. Si les forces étoient extrêmementabattues & le malade fort angoifie, il fau-drait donner, avec chaque prife de potion,un bol N°. 41, & il y a même des casdans lefquels on donne de petites dofes devin blanc avec un fuccès marqué ; il agircomme cordial & antiputride.
Si la diarrhée étoit très-forte, on join-drait une ou deux fois par jour à ce bolvingt grains, c’eft-h-dire, le tiers d’un demi-quart d’once, ou la groffeur d’une très-petite feve de diafcordium , ou fi l’on n’enavoit point, de thériaque.
ii°. Quand, malgré ces fecours, le ma-lade refte dansfon état de foi bielle & d’in-fenfibilité, il faut appliquer d; grands vé-ficatoires au gras des jambes, ou à la nu-que , quelquefois même , quand il y a beau-coup d’affoupifiëment ou d’embarras de cer-veau , on les met avec grand fuccès fur toutela tête. On les fait fuppurer abondamment,& s’ils fe fechent au bout de quelques jours,on en remet d’autres, il faut entretenir long-temps l’écoulement.