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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
228
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22.8 FIEVRES

pécacuanha N°. 39 , qui, donné à de peti-tes dofes & fréquemment, arrête la diar-rhée & favorife la tranfpiration. Ce remede& le précédent fe prennent le matin; deuxheures après il faut commencer la potionN°. 40, & la continuer régulièrement detrois en trois heures , jufquà ce quon in-terrompe pour redonner lun des remedesN°. 38 ou 39 , & on la recommence enfuitejufquk ce que le malade foit beaucoup mieux.

io°. Si les forces étoient extrêmementabattues & le malade fort angoifie, il fau-drait donner, avec chaque prife de potion,un bol N°. 41, & il y a même des casdans lefquels on donne de petites dofes devin blanc avec un fuccès marqué ; il agircomme cordial & antiputride.

Si la diarrhée étoit très-forte, on join-drait une ou deux fois par jour à ce bolvingt grains, ceft-h-dire, le tiers dun demi-quart donce, ou la groffeur dune très-petite feve de diafcordium , ou fi lon nenavoit point, de thériaque.

ii°. Quand, malgré ces fecours, le ma-lade refte dansfon état de foi bielle & din-fenfibilité, il faut appliquer d; grands-ficatoires au gras des jambes, ou à la nu-que , quelquefois même , quand il y a beau-coup daffoupifiëment ou dembarras de cer-veau , on les met avec grand fuccès fur toutela tête. On les fait fuppurer abondamment,& sils fe fechent au bout de quelques jours,on en remet dautres, il faut entretenir long-temps lécoulement.