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Tome premier (1780)
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222
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124 FlEVS.ES

des accidents , parce quaucun organe ncftplus en état de faire une réfiftance vijgou-reufe contre la caufe de la maladie, & queceft de cette réfiftance que dépend la vio-lence des fymptomes.

Si au moment deux armées vont febattre, on enleve à lune prefque toutes fesarmes , le combat fera peu violent , peubruyant, horriblement meurtrier. Le fpec-tateur, qui, fans sappercevoir de ce défar-mement, ne jugeroit du carnage qui fe faitque parle bruit, feroit extrêmement trompé.Le nombre des morts fera prodigieux , illeût été beaucoup moins & le bruit plusgrand , fi les combattants avoient été armésd.e part & dautre.

§. 144. Les caufes de cette maladie fontun long ufage de viande, fans légumes, fansfruits, fans acides, des aliments mal con-ditionnés, comme le pain fait avec de mau-vaifes graines, des viandes corrompues. Huitpcrfonnes mangèrent du poifton gâté; ellesfurent toutes a'ttaquées dune fievre mali-gne, & il en périt cinq, malgré les foinsdes plus habiles Médecins. Ces fïevres fontaufli très-fouvent lefFet de la difette, dunair trop chaud & trop humide, dun airfur-tout qui réunit ces deux qualités; auffielles font fréquentes dans les années chau-des, au bord des étangs & des marais; dunair enfermé, fur-tout sil eft habité par plu-fïeurs perfonnes, dun principe fingulier decorruption dans lair; des chagrins.

§. 0,4^. Les fymptomes des fievres ma-