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des accidents , parce qu’aucun organe n’cftplus en état de faire une réfiftance vijgou-reufe contre la caufe de la maladie, & quec’eft de cette réfiftance que dépend la vio-lence des fymptomes.
Si au moment où deux armées vont febattre, on enleve à l’une prefque toutes fesarmes , le combat fera peu violent , peubruyant, horriblement meurtrier. Le fpec-tateur, qui, fans s’appercevoir de ce défar-mement, ne jugeroit du carnage qui fe faitque parle bruit, feroit extrêmement trompé.Le nombre des morts fera prodigieux , ill’eût été beaucoup moins & le bruit plusgrand , fi les combattants avoient été armésd.e part & d’autre.
§. 144. Les caufes de cette maladie fontun long ufage de viande, fans légumes, fansfruits, fans acides, des aliments mal con-ditionnés, comme le pain fait avec de mau-vaifes graines, des viandes corrompues. Huitpcrfonnes mangèrent du poifton gâté; ellesfurent toutes a'ttaquées d’une fievre mali-gne, & il en périt cinq, malgré les foinsdes plus habiles Médecins. Ces fïevres fontaufli très-fouvent l’efFet de la difette, d’unair trop chaud & trop humide, d’un airfur-tout qui réunit ces deux qualités; auffielles font fréquentes dans les années chau-des, au bord des étangs & des marais; d’unair enfermé, fur-tout s’il eft habité par plu-fïeurs perfonnes, d’un principe fingulier decorruption dans l’air; des chagrins.
§. 0,4^. Les fymptomes des fievres ma-