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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
223
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MALIGNES. 113

lignes font, je lai déjà dit, une perte to-tale des forces, fans aucune eaufe précé-dente fenfible qui ait pu les détruire; enmême temps un abattement de lame quidevient prefque infenfible a tout, & mêmeà la maladie; un changement prompt dansle vifage & fur-tout dans les yeux; de pe-tits friflons qui alternent pendant vingt-quatre heures, avec de petits accès de cha-leur ; quelquefois un grand mal de tête &de reins ; dautres fois il ny a point de dou-leur; desefpeces de défaillance dès le com-mencement du mal, ce qui eft toujours fâ-cheux; point de bon fommeil ; fouvent undemi affoupiffement, une rêverie légère &fourde, qui fe manifefte fur-tout par lairextraordinaire & étonné du malade, qui pa-roît soccuper profondément de quelque cht>-fe, & qui ne penfe à rien; quelques mala-des ont cependant des rêveries violentes ;prefque tous un fentiment de pefanteur ; dau-tres fois de ferrement dans le voifinage ducreux de leftomac.

Le malade paroît avoir beaucoup dan-goifîe. Il a quelquefois de légers mouve-ments convulfifs dans le vifage, dans lesmains, & même dans les bras & les jam-bes; fes fens paroiffent sengourdir; jai vuplufîeurs malades les perdre tous les cinq ,& quelques-uns fe guérir. Il neft point rarede voir des malades, qui ne voient, nen-tendent , ni ne parlent. La voix saltere ,saffoiblit, quelquefois elle fe perd entière-ment. Quelques-uns ont une douleur fixe

K iv