xo 6 Rougeole.à moins que pendant le temps de la mala-die, ou d’abord après, il n’ait eu quelqueévacuation confidérable, comme les vomif-fèments dont j'ai parlé tout à l’heure, ou unediarrhée bilieufe , ou des urines , ou desfueurs abondantes ; car quand il furvientquelqu'une de cës évacuations, la fievre dif-paroît, le malade reprend des forces & fegiferit entièrement. Quelquefois aufii, fansaucune de ces évacuations, la tranfpirationinfenfîble diflipe les reftes du venin, & lemalade fe porte très-bien. Mais d’autres foisce venin, s’il ne s’évacue pas entièrement,fe jette fur le poumon, & y produit une lé-gère inflammation ; l’oppreflion , la toux ,l’angoifle r la fievre reviennent, & le ma-lade efl: dans un grand danger. Souvent l’o-rage eft moins violent, mais il efl: long, &il refte des toux très-opiniâtres,qui ont plu-fieurs caractères de coqueluches. En 17158,il y eut ici une épidémie de rougeoles ex-trêmement nombreufe ; prefque tons ceuxqui l’eurent, & qui ne furent pas extrême-ment bien foignés", prirent cette toux quiétoit très-forte & très-rebelle^-
§. 2.24, Quoique ce foit la la marche dela maladie abandonnée k elle-même, oumal foignée , fur-tout traitée par un régimechaud ; quand on a foin de modérer la fie-vre dans les commencements , de délayer& d’entretenir les évacuations, ces mauvai-fes fuites font extrêmement rares.
§. 225. La façon de traiter cette maladieefl la même que pour la petite vérole,