Rougeoie. 20$ruption fe continue fur la poitrine, le dos,les bras, les cuifles, les jambes. Elle eftordinairement très-abondante fur la poitrine& fur le dos , il arrive même quelquefoisqu’on trouve des plaques rouges fur la poi-trine, avant qu’il fe foit fait aucune érup-tion fur le vifage.
Le malade a fouvent, comme dans les pe-tites véroles, des faignements de nez abon-dants , qui emportent le mal de tête, desyeux & de gorge.
Quand la maladie eft fort douce, pref-que tous les accidents diminuent après l’é-ruption comme dans la petite vérole ; maisordinairement le changement en bien n’eftpas aufli fenfible que dans cette premièremaladie. Les vomiflements ceffent, il eftvrai, prefque entièrement, mais la fievre,la toux, le mal de tête continuent, & j’aivu quelquefois qu’un vomiffement de ma-tières bilieufes, un ou deux jours après l’é-ruption , foulageoit beaucoup plus que l’é-ruption même. Le troifieme, ou le quatriè-me jour de l’éruption, la rougeur diminue,les taches ou boutons fe deflechent & tom-bent en petites écailles, la peau même in-termédiaire tombe de la même maniéré, &fe trouve remplacée par une nouvelle qui s’eftformée deffous. Le neuvième jour, quandla maladie eft allée vite, le onzième quandelle a été fort lente, il ne refte aucun vef-tige des rougeurs, & la peau eft d’abordtrès-bien raccommodée.
§. 223. Mais le malade n’eft pas guéri,