io4 Rougeole.gonflement des paupières, d’un écoulementde larmes extrêmement âcres , & d’une figrande fenfibilité des yeux, qu’ils ne peuventpas foutenir la lumière ; par des éternue-ments très-fréquents, & un écoulement parle nez de la m êmè m atiere qui coule des yeux.
La chaleur & la fievre augmentent rapi-dement ; le malade a de la toux, de l’op-preflion, de l’angoifle, des envies de vo-mir continuelles, de violentes douleurs dansles reins , quelquefois la diarrhée , & alorsles vomiflements font moins confidérables;d’autres fois des fueurs, mais moins abon-dantes que dans la petite vérole; la langueeft blanche, la foif eft fouvent ardente, lesaccidents font généralement plus violentsqu’avant les petites véroles bénignes.
Enfin, le quatrième ou le cinquième jour,quelquefois fur la fin du troifieme, l'érup-tion fe fait très-promptement & très-abon-damment fur tout le vifage , qui dans peud’heures eft couvert de taches, dont cha-cune refîemble à une morfure de puce , maisd’un rouge plus foncé, & dont plufieurs feréunifiant, forment des plaques rouges plusou moins larges , & qui, enflammant lapeau , produilent une enflure fenfible au vi-fage ; quelquefois même les yeux font fer-més. Chaque petite tache eft un peu élevée,fur-tout au vifage, ou l’on s’en apperçoità l’œil & au doigt ; dans le refte du corpscette élévation n’eft prefque fenfible que parla rudefîe qu’elle donne à la peau.
Après avoir commencé par le vifage, le-