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i9i Petite Vérole.Non-feulement ceux qui me confultoient dèsle commencement^obfervoient avec alfezd’exaditude le régime rafraîchifiant que jeleur confeillois ; mais leurs voifins mêmel’employoient quand leurs enfants étoientattaqués; & ayant étéfouvent appellé aprèsplufieurs jours de maladie, j’ai vu avec plai-iïr , dans plufieurs maifons, qu’on n’avoitdonné aucun remede chaud, & qu’on avoiteu grand foin de rafraîchir l’air. J’ai lieud’elpérer que cette méthode fera bientôt gé-nérale ici ; & ce qui l’accréditera, c’eft queles deux dernieres épidémies, quoique auflinombreufes, ont été beaucoup moins meur-trières que les précédentes.
§. zia. Dès que la maladie commence,ce qu’on foupçonne fi l’on trouve les lignesque j’ai décrits plus haut ; fi le malade nel’a pas eue, & fi elle eft a&uellement dansle lieu, on le met très-exa&ement au régi-me, & on lui donne foir & matin un bainde jambes tiede ; c’eft le remede le plus pro-pre à diminuer le nombre des boutons àla tête, & b faciliter l’éruption dans le reftedu corps. Les lavements contribuent auflîbeaucoup à abattre le mal de tête, & hdiminuer les envies de vomir & les vomif-fements qui incommodent beaucoup le ma-lade, mais qu’on cherche très-mal-'a-proposà arrêter par la confection ou la thériaque, &dont il eft plus dangereux encore de vouloir
emporter
tite vérole d’une façon beaucoup moins fûcheufe,& elle y eft moins meurtrière.