Petite Vérole. 193emporter la caufe avec un émétique ou unpurgatif, qui font des remedes pernicieuxdans les commencements de cette maladie;excepté dans un petit nombre de cas, dontun Médecin feul peut juger avec certitude,dans^efquels l’eftomac & les inteftins fe trou-vent embarraffés par des matières putrides,qui, £ on ne les évacue pas dès le com-mencement, produifent une fievre indépen-dante de la maladie principale, dont elledérange la marche, aggrave les fympto-mès, & qu’elle peut rendre mortelle de bé-nigne qu’elle auroit été fans cette compli-cation , plus rare à la campagne qu’k laville.
Si la fievre eft légère, les bains de jam-bes du premier jour & le premier lavementfuffifent; alors on fe contente du régime,& l’on peut même au-lieu des tifanes N°. 1,z , 4, ne donner a l’enfant que du lait coupéavec les deux tiers ou la moitié de thé defureau ou de tilleul, ou même s’il n’a pointdu tout de fievre, de méliffe ; enfin s’ilscraignent tous ces goûts, avec de l’eau defontaine. On peut joindre à cela quelquespommes cuites, & s’ils ont faim, quelquestranches de pain ; mais il ne leur faut niviande, ni bouillon à la viande, ni œufs,ni vin, parce qu’une obfervation réitérée aprouvé que les enfants qui avoient pris deces nourritures, étoient plus mal & fe rc-mettoient plus lentement que les autres.
L’on peut aufli à cette époque leur don-ner pour toute boilfon du petit-lait, donc
Tome 1. I