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Tome premier (1780)
Entstehung
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168
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i68 Rhumatisme.rhumatifme, des remedes très-nuifibles, &qui font tous les jours de très-grands maux;tels font les remedes fpiritueux, leau-de-vie , leau darquebufade. Ou ils rendent ladouleur plus opiniâtre & plus fixe en dur-ciflant la peau, ou ils obligent lhumeur àfe jettcr fur quelque autre partie; & lon ades exemples de gens morts promptement,pour avoir appliqué de Pefprit de vin furdes douleurs de rhumatifme. Dautres foislhumeur nayant point difîue par la peau,fe jette fur los, & laltere. Il eft arrivé iciun fait fingulier, dont on pourvoit profi-ter; une femme frottoit le foir fon mari,qui avoit un rhumatifine très-douloureux aubras, avec de lefprit de vin ; un heureuxaccident détruifit le mal quelle lui auroitfait; en approchant la chandelle, le feu prità lefprit de vin, la partie malade fut brûlée ,on la panfa, & les douleurs du rhumatifme-finirent entièrement par cette fuppuration.

Les onguents âcres & gras produifentaufli de très-mauvais effets, & font égale-ment dangereux. Lon a vu des caries, aprèslufage dun remede connu fous le nom debaume de foufre térébenthine. En 1750 je fusconfulté , trois jours avant fa mort, pourune femme qui fouffroit depuis long-tempsdes douleurs aiguës ; on lui avoit fait dif-férents remedes, & entrautres elle avoit prisbeaucoup dune tifane, dans laquelle entroitlantimoine avec quelques purgatifs, & onlavoit frottée avec un baume gras & fpi-titueux. La fievre, les douleurs, le deffé-

cheinent