1 66 Rhumatisme.
§. 183. De toutes les douleur^, la fcia-tique elt une des plus opiniâtres. J’ai vu lesplus grands effets de l’application de feptou huit ventoufes fur la partie fouffrante,& j’ai guéri , par ce feul fecours, en peud’heures, des feiatiques qui avoient réfiftéà plufieurs années de remedes. Les véfica-toires , ou les emplâtres quelconques , quioccafionnent une fuppuration dans cette par-tie, contribuent auffi fouvent à la guérifon ,mais moins efficacement que les ventoufes.Il faut les réitérer plusieurs fois. Une toileou un taffetas cirés verds, appliqués fur lapartie malade, la font tranfpirer abondam-ment, & évacuent par-là l’humeur âcre quioccafionnoit la douleur. Quelquefois memel’une & l’autre de ces applications, maisfur-tout le taffetas qui s’applique plus exac-tement, & dont le cirage cft différent, fontlever des veffies comme des véficatoires. Uneemplâtre de chaux vive & de miel pétrisenfemble a guéri des feiatiques opiniâtres.L’huile d’œuf a réuffi dans les mêmes cas.L’on fait avec fuccès un fc'ton au bas de lacuiffe. Enfin des douleurs qui n’avoient cédéà aucun de ces remedes, ont été guéries parune brûlure artificielle , faite fur l’endroitoù l’on reffent la douleur la 1 plus vive, àmoins que quelque raifon particulière, tiréede la connoiffancc anatomique des parties,ne détermine le Chirurgien k ne pas la ha-farder. Il ne faut point la faire fur la têteavec un fer chaud.
§. 184. Les bains chauds de Bourbonne,