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Tome premier (1780)
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165
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Rhumatisme. i 6$cette efpece quon a employé, quelquefoisutilement, un remede qui a acquis quelqueréputation , fur-toiyt dans les campagnes,fous le nom dopiate pour le rhumatifme;ce neft autre chofe que l 'iUcluaire caryo-coftin y tel quon le trouve chez les Apo-thicaires. Mais javertis quil a fait du mal,quand on sen eft fervi dans la première ef-pece ; & même dans celle-ci, quand onla employé pour des perfonnes foibles, mai-gres , échauffées, & fans avoir fait précé-der les délayants, on quand on la employétrop long-temps. Il laiffe dans une foibleffedont on ne peut pas fe délivrer. Il cil compofédaromates très-chauds & de purgatifs âcres.

§. i8z. Quand on a effayé les remedes /I

généraux , fi le mal fubfifte j il faut faire J

ufage , pendant long-temps, des remedes ^

propres à rétablir la tranfpiration. Les pi-lules N°. 18 , & une forte infufion de fu-reau ont fouvent réufTi ; & quand on a long-temps délayé, quil ny a point de fïevre,que leftomac fonctionne bien , que le ma-lade neft point reflerré, quil neft pas duntempérament fec , que la partie maladeneft pas enflammée, lon peut donner har-diment la poudre N°. 2.5, le foir en fe cou-chant , avec une taffe ou deux de thé decharbon-bénit, & la groffeur dune noifettede thériaque; ce remede jette dans des fueursabondantes, qui emportent fouvent le mal.

On peut le rendre plus efficace, en envelop-pant toute la partie dans une flanelle trem-pée dans la décoétion N°. z7.