164 R H U M A t I S M E.duite, dure quelquefois plufieurs mois, & „même des années. Elle ell fur-tout extrê-mement opiniâtre, quand elle fe jette à latête, aux reins, (les payfans, dans ce cas,l’appellent mackt ,) ou à la hanche, & lelong de la cuiffe , c’eft ce qu’on appellefciatique . Il n’y a point de parties que cettedouleur n’attaque ; quelquefois elle fe fixefur une très-petite partie, comme dans uncoin de la tête, k l’angle de la mâchoire,fur l’extrémité d’un doigt, à un genou ,fur une côte, fur un fein, où elle occafîonneaffcz fréquemment des douleurs, qui fontcraindre à la malade un cancer. Elle fe jetteauffi fur les parties intérieures. Sur le pou-mon, elle occafionne des toux très-opiniâ-tres, qui enfin dégénèrent en maux de poi-trine très-graves ; fur l’eftomac & les boyaux,des douleurs de coliques horribles ; fur laveffie, des maux fi femblables â ceux queproduit la pierre, que des gens qui ne msn-quoient ni de connciffances, ni d’expérien-ce, y ont été trompés plus d’une fois.
§. 181. Le traitement de cette efpece dif-féré du précédent. Cependant i°. fi la dou-leur eft très-violente, & que le malade foierobufle, une faignée, dès le commencement,fait un très-bon effet. 2 0 . On délaie les hu-meurs, & l’on en diminue l’âcreté, en fai-fant boire abondamment une tifane très-fortede racine de bardane N°. 26. 3 0 . On purge,après avoir employé pendant quatre ou cinqjours les délayants, & pour cela on fe fertavec fuccès de la poudre N°. 21, C’eft dans