Rhumatisme. 163
On prévient cette maladie par les moyensque j’ai indiqués en parlant des pleuréfies& des efquinancies.
§. 178. Quelquefois le rhumatifme avecfièvre attaque des perfonncs qui ne font pasauiîi fanguines, ou dont le fang n’eft pasaulTi difpofé à l’inflammation, dont les chairsfont plus molles, & qui ont dans les hu-meurs plus d’âcreté que d’épaifiHTement. Lafaignée efl moins néceffaire pour eux, quoi-que la fievre foit très-forte ; mais il fautplus de purgatifs, & après qu’ils font éva-cués, des véficatoires qui foulagent fouventdès qu’ils commencent à agir, mais qu’ilne faut jamais employer quand la maladieelt accompagnée d’un pouls dur. La poudreN°. a 1 , réuflit aufli très-bien dans ce cas.
§. 179. Il y a une autre efpece de rhu-matifme qu’on appelle chronique. Il a quel-ques caraâeres qui le diftingucnt. i°. Il eftordinairement fans fievre. z°. Il dure très-long-temps. 3 0 . Il n’attaque pas ordinai-rement autant de parties à la fois que l’autre.4 0 . Souvent l’on n’apperçoit aucun chan-gement dans la partie malade, qui n’eft niplus chaude, ni plus rouge, ni plus enflée;quelquefois cependant, l’un ou l’autre deces accidents a lieu. 5 0 . Le premier rhu-matifme attaque des perfonnes fortes, ro-buftes, vigoureufes; cette efpece attaque plu-tôt les perfonnes d’un certain âge, ou lesperfonnes languiflantes.
§. 180. La douleur du rhumatifme chro-nique abandonnée à elle-même, ou mal cou-