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Tome premier (1780)
Entstehung
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157
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Rhumatisme. 1^7robufte, qui, quand on mappella , avoitdéjà la gangrené dans les boyaux, dont lemal avoit commencé par un rhumatifme auxbras & à un genou quon avoit voulu diiïi-per en le faifant fûer avec des chofes chau-des ; il avoit effectivement beaucoup fué,mais lhumeur inflammatoire fe jetta fur lesinteftins, linflammation dégénéra en gan-grené après trente-fix heures de douleurs lesplus aiguës, & il mourut deux heures aprèsque je leus vu.

§. 16$. Souvent le mal eft moins vio-lent , la fievre eft peu forte ; elle ceffe en-tièrement dès que les douleurs commen-cent , & les douleurs nattaquent quune oudeux parties.

§. 166 . Si le mal refte long-temps fixéfur une articulation, le mouvement en eftgêné pour toute la vie. Jai vu une perfonneà qui un rhumatifme à la nuque a laifféun torticolis quelle garde depuis vingt ans;& un pauvre jeune homme, dans un cha-let du Jurât, qui avoit perdu le mouve-ment dune hanche & des deux genoux;il ne pouvoit être ni debout ni afïïs , & ilnavoit que peu dattitude poflible dans le lit.

§. 167. La caufe la plus ordinaire du rhu-matifme , ceft la tranfpiration arrêtée, &un épaiflifièment inflammatoire du fang ;ceft cette derniere caufe quil faut dabordcombattre, parce que tant quelle fubfifte,on travaillerait inutilement à rétablir la tranf-piration, qui fe rétablit delle-même quandlinflammation eft guérie ; ainfi il faut trai-