-i %6 Rhumatisme.gage tout-h-fai t, quand l’autre eft attaquée;d’autres fois plufieurs, & même, comme jel’ai vu, toutes les articulations font attaquéesen même temps, & alors l’état du maladeeft affreux; il n’eft capable d’aucun mou-vement, & il craint le fecours de tous ceuxqui voudroient l’aider, parce qu’on ne peutpas le toucher fans le faire fouffrir. Il nepeut pas Ibutenir le poids des couvertures,qu’on eft obligé d’appuyer fur des cerceaux;& le mouvement qu’on imprime au plan-cher , en marchant dans la chambre, re-double fes douleurs. Les endroits où ellesfont ordinairement les plus cruelles & lesplus opiniâtres, font les reins, les hanches,& la nuque.
§• 164. Le mal fe jette aufli fouvent furla peau de la tête, &. les douleurs font ex-ceflxves. Je l’ai vu attaquer les paupières &les dents avec une violence qu’on ne peutpas décrire. Tant que le mal eft extérieur,quelque douloureux qu’il foit, fi le maladeeft bien conduit, il n’y a pas un grand dan-ger; mais fi par quelque accident, par quel-que faute, ou par quelque caufe cachée, lemal fe jette fur quelque partie intérieure,il eft extrêmement dangereux. S’il attaquele cerveau, il occafionne un délire fréné-tique; en fe jettant fur le poumon, il fuf-foque ; & s’il attaque l’eftomac ou les en-trailles, il produit des douleurs inouies, oc-cafionnées par l’inflammation de ces par-ties , qui, fi elle eft forte, tue prompte-ment. Je vis, il y a deux ans, un homme