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aifément les pieds, il agit fur leur tête com-me un véficatoire , & il y détermine uneplus grande quantité d’humeurs, ce qui pro-cure de violents maux de tête, accompagnésfouvent de lancées vives & fréquentes, &de douleurs dans les yeux ; mais ce mal eftrarement dangereux. Les gens de la cam-pagne , les perfonnes de la ville qui n’ontpoint difcontinué l’exercice pendant l’hiver,ne craignent point ces foleils de printemps.
Les coups de foleil en été font bien plusfâcheux, & ils attaquent les ouvriers ou lesvoyageurs qui font long-temps expofés àl’ardeur. C’eft alors que le mal eft porté àfon plus haut degré, & que les malades meu-rent fouvent fur la place. Dans les payschauds, cette caufe tue plufieurs perfonnesdans les rues, & fait de grands ravages dansles armées en marche , & dans les fieges.L’on en voit de trilles effets dans les paystempérés. Après avoir marché tout le jourau foleil, un homme tomba en léthargie,& au bout de quelques heures mourut avecdes fymptomes de rage. J’ai vu un cou-vreur , un jour très-chaud , fe plaindre àfon camarade d’un violent mal de tête quiaugmentoit de minute en minute ; au mo-ment où il voulut fe retirer, il tomba mort& fut précipité. Cette caufe produit très-fréquemment dans les campagnes des fré-néfies très-dangereufes , que le peuple ap-pelle fievres chaudes. L’on en voit plufieurstoutes les années.
§, 154. L’effet du foleil eft encore plus