de Soleil. 149dangereux fi on y eft expofé pendant le fom-meil. Deux faucheurs s’endormirent fur untas de foin la tète nue ; ayant été réveilléspar les autres, ils chancelèrent, prononcè-rent quelques mots qui n’avoient point defins, & moururent. Quand l’effet du vin& celui du foleil fe réuniffent, ils tuent très-promptement; & il n’y a pas d’années qu’onne trouve morts dans les chemins, des pay-fans qui, étant ivres, vont tomber dans quel-ques coins, où ilspériffent par une apoplexiefolaire & vineufe. Ceux qui réchappent, con-fervent fouvent toute leur vie des maux detète , & même quelque léger dérangementdans les idées. J’ai vu qu’après quelquesjours de violents maux de tête, le mal fejettoit fur les paupières, qui reftoient long-temps rouges, & fort tendues, fans qu’onpût les ouvrir. L’on a vu des perfonnes chezlefquelles un coup de foleil occafionnoit undélire continuel fans fievre, & fans qu’ellesfe plaigniffent d’un mal de tête. Quelque-fois la goutte fereine en a été la fuite, &il eft fort commun de voir des perfon-nes chez lefquelles un long féjour au foleillaifïe une impreïïlon dans l’œil qui leur faitappercevoir différents corps voltigeants enl’air, & qui troublent la vifion. J’en ai vudes exemples cet été.
Un homme de quarante-deux ans ayantété expofé, pendant plufieurs heures , k unviolent foleil, avec un bonnet très-mince ,& paffé la nuit fuivante au grand air , futattaqué le lendemain d’un très-violent mal
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