i4i Apoplexie.
9°. On doit lier fortement les cuifles fousle jarret; par-là on empêche le fang de re-venir des jambes & il s’en porte moins àla tête.
Si le malade paraît peu-à-peu, & à mc-fure qu’il prend des remedes, pafler dansun état moins violent, l’on peut efpcrer. Siaprès les premières évacuations générales fonétat empire, il eft tout-à-fait mal.
§. 148. Quand il fe guérit, l’ufage desfens revient ; mais il relie fouvent un peude délire pendant quelque temps & prefquetoujours une paralylie fur la langue, un bras,une jambe, èc les mufcles du même côté duvifage. Cette paralylie fe guérit quelquefoispeu-à-peu, par des purgations rafraîchif-fantes de temps en temps, & une diete très-peu nourriffante. Tous les remedes chaudsfont extrêmement nuilibles, & peuvent oc-calionner une nouvelle attaque. L’émétiquepourrait être mortel & l’a été plus d’unefois : l’on doit abfolument l’éviter ; il ne fautpas même aider par de l’eau tiede les effortsque le malade fait pour vomir; ils ne dé-pendent point des matières qui font dansl’eftomac, mais de l’embarras du cerveau ;& plus ils font confïdérables, plus cet em-barras augmente, parce que pendant qu’ilsont lieu, le fang ne peut pas revenir de latête, & par-là même le cerveau en eft fur-chargé.
§. 149. L’autre efpece a les mêmes fymp-tomes, excepté que le pouls n’eft ni fi éle-vé, ni fi fort, que le vifage eft moins rouge,