Apoplexie. 141arafiee & le vifage moins enflammé, il fautfaire prendre la décodion N°. 23 ; ou fi l’onne pouvoit pas l’avoir à temps, trois quartsd’once, ou une once de crème de tartre &beaucoup de petit lait; remede qui m’a très-bien réufli dans un cas où je n’avois rienautre.
7°. Eviter toute liqueur fpiritueufe, vin,eaux diftillées, foit en boiflon , en appli-cation , ou même en fentcur. L’habile tra-dudeur Anglois de cet ouvrage a vu unhomme qui mourut apopledique, pour avoirtranfvafé'une quantité confidérable d’efpritde vin.
8°. L’on ne doit toucher, irriter, remuerle malade, que le moins qu’il eft pofiible;en un mot, on doit éviter tout ce qui peutagiter. Ce confeil eft abfolument contraireaux ufages communs; mais il eft cependantfondé en raifon , confirmé par l’expérience& abfolument nécefiaire. En effet tout le malvient de ce que le fang fe porte en tropgrande quantité & avec trop de force aucerveau, qui étant comprime empêche toutmouvement des nerfs. Pour rétab'ir ces mou-vements, il faut donc débarrafîer le cer-veau en diminuant la force du fang; maisles liqueurs, les vins, les efprits , les felsvolatils, l’agitation, les fridions l’augmen-tent, & par-là même elles augmentent l’em-barras du cerveau & la maladie; au-lieu quetout ce qui calme la circulation contribueà rappeller plutôt le fentiment & le mou-vement volontaire.