140 A P O P L E X I K.de fang ou apoplexie foudroyante, qui tuedans la minute & qui n’eft pas fufceptiblede remedes. Quand le mal eft moins vio-lent , & qu’on trouve le malade avec unpouls fort, plein , élevé, le vifage rouge& enflé, le col gonflé, la refpiration gê-née & bruyante, ne Tentant rien , n’ayantd’autre mouvement que quelques efforts pourvomir, il n’y en a même pas toujours, ilfaut fur le champ:
i°. Découvrir entièrement la tête du ma-lade, lui couvrir très-peu lerefte du corps,lui procurer une air très-frais & lui deflèr-rer entièrement le col.
z°. Le mettre autant qu’il eft poflible,la tête haute & les pieds pendants.
3°. Lui faire une faignée au bras de douzeà leize onces par une très-grofle ouverture;la force avec laquelle le fang jaillit doit dé-cider le Chirurgien à en tirer quelques oncesde plus ou de moins. On la réitérera juf-qu’à trois & quatre fois, dans l’efpace detrois ou quatre heures, fi les circonftancesle demandent, ou au bras ou au pied.
4°. Donner un lavement avec la décoc-tion des premières herbes émollientes qui fepréfenteront, quatre cuillerées d’huile & unecuillerée de fel. On le réitérera de trois entrois heures.
5°. S’il eft poflible, on lui fera avaler beau-coup d’eau, fur chaque pot de laquelle onmettra trois dragmes de nitre.
6 °. Dès que la violence du pouls a di-minué, que la refpiration eft moins embar-