Apoplexie,
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CHAPITRE IX,
De rApoplexie.
145. Tout le monde connoît l’apo*plexie, qui eft une perte fubite de tous lesfens & de tous les mouvements volontai-res , pendant laquelle le pouls fe conferve& la refpiration eft gênée. Je m’étendraipeu fur cette maladie qui n’eft pas fréquentedans les campagnes, & dont j’ai parlé fortau long dans une lettre à Moniteur deHaller, qui a paru en 1761.
§. 146. L’on en diftingue ordinairementdeux efpeces, l’apoplexie fanguine, & l’a-poplexie féreufe. Elles dépendent l’une &l’autre de ce que les vaifléaux du cerveaus’engorgent, & qu’alors ils empêchent lesfonctions des nerfs. Toute la différence qu’ily a entre l’une & l’autre, c’eft que la pre-mière a lieu chez les perfonnes qui font■fortes, robuftes, qui ont un vrai fang, pe-fant, épais , inflammatoire , & qui en ontbeaucoup; c’eft alors une vraie maladie in-flammatoire. L’autre attaque les perfonnesmoins robuftes dont le fang eft plus aqueux,plutôt vifqueux que denfe ou épais, dontles vaifléaux font lâches, qui dnt beaucoupd’humeurs.
§. 147. Quand la première eft h fon plushaut degré , c’eft ce qu’on appelle coup