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Tome premier (1780)
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128
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ïi8 Rhumes.

vent produire cet effet ; il efl à fouhaitérquun Médecin préfent les adapte aux cir-conftances. Je fais très-fouvent prendre avecbeaucoup de fuccès trois ou même quatreprifes par jour de la poudre N°. 14, & files humeurs paroifl'ent fe jetter trop fur lepoumon, je fais appliquer des véficatoiresau gras des jambes. Dans quelques casle mal ne paroît évidemment entretenu quepar la foibleflè des digeflions, un peu devin de Malaga ou de quelquautre vin deliqueur fait du bien.

134. Les liqueurs conviennent fi peu,que fouvent une très-petite quantité ranimeun rhume qui finiffoit. Il y a même des per-fonnes qui nen boivent jamais fans s en-rhumer, & cela neft point étonnant; ellesoccafionnent une très-légere inflammationde poitrine, qui eft un rhume.

Il ne faut pas dans cette maladie sexpo-fer fans néceffité à un grand froid , maisil faut également fe préferver de trop de cha-leur; ceux qui senferment dans des cham-bres fort chaudes ne guériffent point ; &comment y guérir ? Ces chambres , indé-pendamment du danger quon court en lesquittant, enrhument comme les liqueurs,en produifant une légère inflammation depoitrine.

§. 13^. Les perfonnes fujettes aux fré-quents rhumes, celles quon appelle fluxion-naires, croient devoir fe tenir fort au chaud,ceft une erreur qui achevé de ruiner leurfanté. Cette difpofition aux rhumes vient de