ïi8 Rhumes.
vent produire cet effet ; il efl à fouhaitérqu’un Médecin préfent les adapte aux cir-conftances. Je fais très-fouvent prendre avecbeaucoup de fuccès trois ou même quatreprifes par jour de la poudre N°. 14, & files humeurs paroifl'ent fe jetter trop fur lepoumon, je fais appliquer des véficatoiresau gras des jambes. Dans quelques cas oùle mal ne paroît évidemment entretenu quepar la foibleflè des digeflions, un peu devin de Malaga ou de quelqu’autre vin deliqueur fait du bien.
134. Les liqueurs conviennent fi peu,que fouvent une très-petite quantité ranimeun rhume qui finiffoit. Il y a même des per-fonnes qui n’en boivent jamais fans s en-rhumer, & cela n’eft point étonnant; ellesoccafionnent une très-légere inflammationde poitrine, qui eft un rhume.
Il ne faut pas dans cette maladie s’expo-fer fans néceffité à un grand froid , maisil faut également fe préferver de trop de cha-leur; ceux qui s’enferment dans des cham-bres fort chaudes ne guériffent point ; &comment y guérir ? Ces chambres , indé-pendamment du danger qu’on court en lesquittant, enrhument comme les liqueurs,en produifant une légère inflammation depoitrine.
§. 13^. Les perfonnes fujettes aux fré-quents rhumes, celles qu’on appelle fluxion-naires, croient devoir fe tenir fort au chaud,c’eft une erreur qui achevé de ruiner leurfanté. Cette difpofition aux rhumes vient de