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Tome premier (1780)
Entstehung
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129
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Rhumes. 119

deux caufes ; ou de ce que la tranfpirationfe dérange aifément, ou quelquefois de lafoiblelfe de leftomac, eu de celle du pou-mon , qui demande des remedes particu-liers. Quand le mal vient de ce que la tranf-piration fe dérange aifément, plus ils fe tien-nent au chaud , plus ils fe font fuer, &plus le mal augmente. Cet air continuelle-ment tiede affaiblit tout le corps , & fur-tout le poumon , les humeurs y trouvantmoins de réfiftance sy jettent toujours plus:la peau, fans ceffe baignée par une petitefueur, fe relâche, samollit, devient inca-pable de faire fes fondions ; la plus petitecaufe arrête alors toute tranfpiration, & ilnaît une foule de maux de langueurs.

Ces malades redoublent leurs précautionspour fe préferver de lair froid, & tous leursfoins font autant de moyens efficaces pourrendre leur fanté plus faible; & cela dau-tant plus fùrement que la crainte de lair af-fujettit nécefiairement à une vie fédentairequi augmente tous leurs maux, auxquels lesboiffons chaudes dont ils font ufage met-tent le comble. Us nont quun moyen deguérir; ceft de fe familiarifer avec lair,de fuir les chambres chaudes, de diminuerpeu-à-peu leurs vêtements, de coucher aufroid, de ne rien manger & de ne rien boirequi ne foit froid, les boiffons même à laglace leur font falutaires; de vivre très-fo-brement, déviter abfolument le fa'é, les pa-tifferies, les fritures, les graiffes, les crè-mes , de prendre beaucoup dexercice, &

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