ii4 Rhume s.
meil, qui eft prefque toujours diminué parun rhume. 3 0 . En ôtant l’appétit, & en trou-blant la digeftion, ce qui afîoiblit néceflaire-ment. 4 0 . En affoibliflant le poumon même,par les fecoufîès continuelles qu’il reçoit ;de façon que peu-à-peu toutes les humeurss’y jettant, comme fur la partie la plus foi-ble, il refte une toux continuelle ; il eft tou-jours furchargé d’humeurs , qui s’y épaiffif-fant, gênent la refpiration, oppreffent & don-nent une fievre lente; le corps ne fe nour-rit pas, le malade tombe dans la foiblefîe,le dépériflement, l’infomnie, l’angoifle, &ineurtfouvent allez promptement. 5 0 . La fie-rre , qui accompagne prefque toujours lesgros rhumes , ufe le corps.
§. 128. Puifque le rhume eft une mala-die de la même efpece que les efquinancies,les péripneumonies , les inflammations depoitrine, le traitement doit être de la mêmeefpece. Si le rhume eft fort, il faut faire unefaignée au bras , ce qui l’abrege beaucoup ;& elle eft néceflaire toutes les fois que lemalade eft fanguin, qu’il a une forte toux,& un grand mal de tête. L’on doit faire unufage abondant des boiffons N°. 1,2,4.Mais dès qu’il n’y a plus de fievre , ces deuxdernieres ne font plus néccflaires, & fi l’oncontinuoit trop long-temps le lait d’aman-de , ou le nitre dans la tifane d’orge, l’ef-tomac pourroit en foufFrir. Il eft utile deprendre tous les foirs des bains de jambestiedes, en fe couchant; & malgré l’ancienpréjugé qui les faifoit regarder comme très-