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Tome premier (1780)
Entstehung
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123
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Rhumes. iz^

mes qui annoncent un rhume violent ref-femblent beaucoup à ceux qui precedent cesmaladies. Lon a rarement de gros rhumesfans friffon & fans fievre; quelquefois memeelle dure plusieurs jours. Lon touffe, la touxrefte feche pendant quelque temps, enfuiteil vient des crachats qui diminuent la toux&: lopprefiion, & ceft alors quon peut direque le rhume eft mûr. Lon a fouvent delégers points , mais paffagers , & un peude mal de gorge. Quand les narines fontle fïege du mal, ce quon appelle fort ma!à propos rhume de cerveau, on a fouventun mal de tête très-violent, qui dépend quel-quefois de lirritation de la membrane quitapiffe les cavités de los du front, ou Jînusmaxillaires. Lon ne mouche dans les com-mencements quune eau fort claire & fortâcre; enfuite, à mefure que linflammationdiminue, elle sépaiffit & lon mouche unematière femblable à celle quon crache. Lonperd ordinairement lodorat, le goût, lap-pétit.

§. 117. Les rhumes nont point de duréefixe. Ceux de cerveau durent ordinairementtrès-peu de jours; ceux de poitrine font pluslongs ; il y en a cependant beaucoup qui fediflîpent au bout de quatre à cinq jours.Sils durent trop long-temps, ils nuifent;i°. parce que la toux violente dérange toutela machine, & fur-tout quelle porte le fangà la tête dune façon quelquefois fi marquéeque jen ai craint les fuites & ai fait faignerpour les prévenir. z°. En privant du fom-

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