Rhumes. iz^
mes qui annoncent un rhume violent ref-femblent beaucoup à ceux qui precedent cesmaladies. L’on a rarement de gros rhumesfans friffon & fans fievre; quelquefois memeelle dure plusieurs jours. L’on touffe, la touxrefte feche pendant quelque temps, enfuiteil vient des crachats qui diminuent la toux&: l’opprefiion, & c’eft alors qu’on peut direque le rhume eft mûr. L’on a fouvent delégers points , mais paffagers , & un peude mal de gorge. Quand les narines fontle fïege du mal, ce qu’on appelle fort ma!à propos rhume de cerveau, on a fouventun mal de tête très-violent, qui dépend quel-quefois de l’irritation de la membrane quitapiffe les cavités de l’os du front, ou Jînusmaxillaires. L’on ne mouche dans les com-mencements qu’une eau fort claire & fortâcre; enfuite, à mefure que l’inflammationdiminue, elle s’épaiffit & l’on mouche unematière femblable à celle qu’on crache. L’onperd ordinairement l’odorat, le goût, l’ap-pétit.
§. 117. Les rhumes n’ont point de duréefixe. Ceux de cerveau durent ordinairementtrès-peu de jours; ceux de poitrine font pluslongs ; il y en a cependant beaucoup qui fediflîpent au bout de quatre à cinq jours.S’ils durent trop long-temps, ils nuifent;i°. parce que la toux violente dérange toutela machine, & fur-tout qu’elle porte le fangà la tête d’une façon quelquefois fi marquéeque j’en ai craint les fuites & ai fait faignerpour les prévenir. z°. En privant du fom-
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