ioo Pleurésie.quelles le point, la fievre, le mal de têtefont très-forts, le pouls très-dur, très-plein ,avec une féchereffe prodigieufe de la peau& de la langue, il faut faire les faignéestrès-près les unes des autres. Elles empor-tent fouvent la maladie fans aucune autreévacuation.
98. La pleuréfie fe termine, tout com-me l’inflammation plus profonde, par quel-que évacuation, par un abcès , par la gan-grené , ou par un endurcilfeinent, & ellelaiffe très-fréquemment des adhérences.
La gangrené fe manifefte quelquefois dèsle troifieme jour, fans avoir été précédéepar de grandes douleurs. Le cadavre, dan*ce cas, noircit fouvent beaucoup , fur-toutdans le voifinage du mal, & le peuple fu-perftitieux attribue la maladie à quelquecaufe furnaturelle , ou en tire quelque pré-fage fâcheux pour les reliants. Ce cas eli uneffet tout naturel, tout Ample, & ne peutpas être autrement; le traitement chaud encil la caufe la plus ordinaire ; je l’ai vu chezun homme , à la fleur de l’âge , qui avoitpris de la thériaque avec de l’eau de cerife,& du faltranc au vin.
§.99. Il fe forme des vomiques, maisleur fltuation leur donne plus de facilité às’ouvrir en dehors, & de-là réfulte plus fou-vent l’empyeme, §. 84. Pour prévenir cetaccident, « il eft très-bien de placer, dès» le commencement de la maladie , à l’en-» droit le plus douloureux, une petite era-u plâtre, qui tienne exactement, parce que