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9 6 Pleurésie,
toux, d’oppreflion, quelquefois d’un fenti-ment de refferrement dans toute la poitrine,de mal de tête, de rougeur de joues, d’en- •vie de vomir. Le point ne fe fait pas tou- ,
jours fentir d’abord ; fouvent ce n’eft qu’a-près plufieurs heures, quelquefois le fécond, '
& même le troifieme jour. Le malade fent . 1quelquefois deux points ; mais il eft rarequ’ils foient également forts, & le plus lé-ger difparoît bientôt, d’autres fois le pointchange de place, ce qui eft un bien fi lepremier fe diflîpe parfaitement, un mal s’ilsîubfiftent tous deux. Le pouls eft ordinai-rement très-dur dans cette maladie; maisdans le cas fâcheux des §. 47 & 90, il de-vient mou & petit. Il paroît fouvent, dèsles commencements, des crachats tels quedans l’inflammation de poitrine, d’autresfois il n’en vient point du tout; c’eft ce qu’onappelle pleuréfie feche, qui n’eft pas rare.Quelquefois le malade touffe peu ou poihr.
Il fe couche fouvent plus aifément fur le côtémalade que fur le fain. La marche de la ma-ladie eft la même que dans la maladie pré-cédente; comment feroit-elle différente, &les moyens de guérifon les mêmes. Il fur-vient fouvent des faignements de nez très- >confidérables, & qui foulagent beaucoup ;mais il en furvient quelquefois d’une efpecede fang corrompu , quand le malade efttrès-mal, qui annoncent la mort.
§. 93. Cette maladie eft fréquemment pro-duite par la boiffon froide quand on a I
chaud ; & alors elle eft quelquefois fi vio- j
lente