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Tome premier (1780)
Entstehung
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97
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Pleurésie. 97lente quon la vue tuer le malade en troisheures. Un jeune homme mourut au piedde la fontaine même il sétoit défaltéré.Il neft pas rare que les pleuréhes tuent entrois jours.

Le point difparoît quelquefois, & le ma-lade fe plaint moins ; mais en même tempsfon vifage change, & devient pâle & trifte,fes yeux fe troublent, le pouls saffoiblit ;ceft un tranfport de lhumeur au cerveau ;ce cas eft prefque toujours mortel.

Il ny a point de maladie dans laquelleles fymptomes critiques fçient plus violents& plus marqués que dans celle-ci. Il eft bonden être averti pour ne pas trop seffrayer ;la guérifon furvient fouvent au momentlon attendoit la mort. 1

§. 94. Cette maladie eft une des plus fré«quentes & des plus meurtrières, tant parelle-même dans tous les pays, que par lemauvais traitement dans nos campagnes.Le préjugé qui veut que toutes les maladiesfe guériflent par les fueurs réglé tout le trai-tement de la pleuréfie, & dès quun ma-lade a un point, on met en œuvre tous lesremedes chauds. Cette funefte erreur tue plusde gens que la poudre à canon ; & elle eftdautant plus fâcheufe que la maladie eftplus violente, & quordinairement il ny apas un moment à perdre ; tout dépend despremières heures.

§. 95. Le traitement eft précifément lemême, à tous égards, que celui de la pé-ripneumonie; parce que, je le répété, ceft

Tome /. É