Druckschrift 
Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
95
Einzelbild herunterladen
 

Pleurésie. 9$rempli ; linflammation de ce vifcere devientgénérale, le fang fe porte à la tête, le vi-rage devient livide, le malade fuffoque, &tombe dans létat décrit §. 47.

Quelquefois la douleur eft li violente queII la toux elt forte en même temps, & queles malades ne puiflent pas larrêter, ils pren-nent des convulfions, comme je lai vu plu-fieurs fois, mais prefque toujours chez desfemmes, qui font dailleurs beaucoup moinsfujettes que les hommes à cette maladie , &à tous les maux inflammatoires. Je dois,aver-tir ici, & cet avertifîement a également lieupour toutes les maladies inflammatoires ,que fi elles en font attaquées dans le tempsde leurs réglés, cela ne doit ni empêcherles faignées réitérées, ni rien changer dutout au traitement.

Lon voit par- que la pleuréfîe neftquune inflammation du poumon, accom-pagnée dune vive douleur.

§. 91. Je fais que quelquefois linflam-mation du poumon fe communique à cettemembrane qui tapifle intérieurement la poi-trine , & quon appelle la pleure, & de-aux mufcles ou chairs qui font fur les cô-tes; mais cela neft pas ordinaire.

§. 9z. Le printemps eft la failon qui pro-duit le plus de pleuréfies, elles font ordi-nairement rares en été; mais pendant lan-née 1761, il y en a eu plufieurs dans le tempsdes plus grandes chaleurs, qui furent excef-fives. Le mal commence par un friflbn or-dinairement très-fort, fuivi de chaleur, de