CHAPITRE V.
De la Pleuréfie.
§.89. I_j Apleuréfie, qu’on reconnoîtprin-cipalement à ccs quatre caraéleres, une fortefievre, de la peine a refpirer, de la toux,& une vive douleur dans l’enceinte de la poi-trine; la pleuréfie, dis-je, n’cft point unemaladie différente de la péripneumonie dontje viens de parler; ainfi je n’ai prefque rienà en dire de particulier.
§. 90. La caufe en eft, tout comme decette première maladie j une inflammationdu poumon, mais une inflammation peut-être plus extérieure. La feule différence con-fidérable dans les fymptomes, c’eft que lapleuréfie eft accompagnée d’une douleurtrès-vive qu’on fent fous les côtes, & qu’onappelle ordinairement point. Cette douleurfe fait fentir indifféremment fur toutes lesparties de la poitrine, mais plus ordinaire-ment fur les côtés fous les mamelles , &peut-être plus fouvent du côté droit. La dou-leur redouble quand on touffe, & quand oninfpire, c’eft-à-dire, quand on tire l’air ,& .la crainte de l’augmenter fait que quel-ques malades s’empêchant machinalement,autant qu’ils peuvent, de touffer & de ref-pirer , empirent leur état , en arrêtant lefang dans le poumon, qui bientôt en eft