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légèrement, avec un peu de vinaigre , &y mettre dans la faifon le plus d’herbes,de fleurs , de fruits qu’il fera pùfîible. Sil’on a le malheur d’ètre dans un air mal-fain, il y a peu d’efpoir de guérir à moinsqu’on n’en change.
§. 77. Il y a des malades qui fe font gué-ris de ces maladies, les uns en ne prenantquoi que ce foit que du petit lait de beurre(de la battue) ; les autres, des melons &* des concombres; des troifiemes, des fruitsd’été de toute efpece. Mais je confcille des’en tenir à la méthode que je viens d’in-diquer , comme la plus fûre ; il n’y a queles Médecins fort éclairés qui puiffent pro-fiter de ces obfervations fingulieres &-lesfaire tourner au profit de leur malade, &à l’avancement de la médecine.
§. 78. Il fuffit que le malade aille à lafielle, de deux ou même de trois jours l’un ;arnfi il ne faut pas prodiguer les lavements,ils pourroient occafionner une diarrhée ,qui feroit très à craindre.
§. 79. Quand le pus diminue, & que lemalade fe trouve mieux à tous égards, c’efi:une preuve que la plaie fe nettoie & fe ci-catrife peu-à-peu. Si la fuppuration conti-nue à être abondante, fi le pus paroît moinsbeau, fi la fievre revient tous les foirs, ildl à craindre que la plaie, au-lieu de fecicatrifer , ne dégénéré en ulcéré, ce quieft très-fâcheux. Le malade tombe alors dansl’étifie confirmée, & meurt au bout de quel-ques mois.
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