de Poitrine. 77alors l’abcès fe creve dans l’intérieur mêmedu poumon. Si l’ouverture eft petite de fa-çon qu’il ne puiffe fortir que peu de pus àla fois, fi la quantité totale du pus n’eft pasconfidérable, fi le malade eft encore fort,il crache ce pus & fe trouve foulage. Maisfi la vomique eft confidérable, ou fi l’ou-verture eft grande & qu’il fe répande unegrande quantité de pus à la fois, ou fi lemalade eft très-foible, il meurt dans le mo-ment où la vomique s’ouvre, & cela quel-quefois lorfqu’on s’y attend le moins. J’aivu un malade mourir , en portant une cuil-lerée de foupe à fa bouche; un autre en femouchant. Il n’y avoit aucun fymptome ,qui pût faire croire leur mort plus pro-chaine dans ce moment que quelques heu-res auparavant. Le pus fort ordinairementpar la bouche après la mort, & les cada-vres font très-promptement corrompus.
fj. 67. L’on appelle vomique couverte cellequi n’a pas percé, ouverte celle qui eft rom-pue. Il eft important de traiter exaâementcette matière, parce que ce s vomiques tuentbeaucoup de gens dans les campagnes, fansqu’on foupçonne même de quoi ils meurent;& elles font fouvent produites parce qu’ona négligé la faignée dans le commence-ment des inflammations de poitrine.' J’enai éu un exemple, il n’y a que quelquesjours, chez un régent ou maître d’école devillage. Il avoit une vomique couverte ,très-conftdérable dans le poumon gauche,qui étoit la fuite d’une inflammation de
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