7 6 Inflammation
3 °. les remedes échauffants, 4 0 . les fueurstrop abondantes, 5 0 . un purgatif pris mal-à-propos , 6°. quelque pafTion trop vive.
• Quand on n’a pas faigné fuffifam-ment , ou aflez tôt , quelquefois même ,comme je l’ai vu, quand au contraire on aII fort affoibli le malade par trop de fai—gnées, que les évacuations par les Telles,les urines, les crachats, la tranfpiration, nefe font pas bien faites; quand ces évacua-tions ont^été dérangées par quelques autrescaufes, ou que la maladie n’a pas été bientraitée, les vaiffeaux enflammés ne fe dé-barraffent pas de l’humeur qui les engorge;mais il arrive, dans le poumon, ce que cha-cun voit arriver tous les jours fur la peau.Si une tumeur inflammatoire ne fe réfoutpas, fi elle ne fe diflipe pas infenfiblcment,elle devient abcès. Il en eft de même dupoumon; fi l’inflammation ne fe diflipe pas,elle fe change en abcès, qu’on appelle vo-mique; & cet abcès, comme ceux qu’on-voit à l’extérieur, refte fouvent long-tempsrenfermé dans fon fac, fans que ce fac fecreve, & que le pus s’épanche.
§. 66. Si l’inflammation n’étoit pas ex-trêmement profonde dans le poumon , &qu’elle s’étendît jufqu’à fa furface , c’eft-k-dire /"près des côtes, le fac creve à l’exté-rieur du poumon, & le pus fe répand dansla cavité de la poitrine, entre le poumon,les côtes & le diaphragme, (c’eft cette mem-brane qui fépare la poitrine du ventre. )Quand l’inflammation eft plus profonde,