78 Inflammation
poitrine mal conduite dans les commencesments. Il me parut qu’il ne pouvoir pas vi-vre vingt-quatre heures , & il mourut eneffet dans la nuit, après des angoiffes inex-primables. J’ai lieu de croire qu’il mourutquand la vomique creva; il fortit beaucoupde pus de fa bouche après fa mort.
6 8. On ne peut ni voir , ni toucherce qu’il y a dans I 2 poitrine ; c’efl ce quifait que fouvent on n’a pas connu les vo-miques. Les lignes ftiivants font préfumerqu’elles fe forment. Les évacuations, quifont nécelfaires pour la guérifon, n’ont paseu lieu dans les quatorze premiers jours. Aubout de ces quatorze jours, le malade n’eftpas guéri, ni même confidérablement fou-lagé, mais au contraire la lievre continued’être affez forte , avec un pouls toujoursvite, ordinairement mol & foible, quelque-fois cependant affez dur, fouvent ondoyant;la refpiration eft encore gênée, avec de pe-tits friffons de temps en temps, un redou-blement de fievre le foir, les joues rouges,les levres feches, de l’altération.
L’augmentation de ces mêmes fymptomesannonce que le pus eft tout formé; la touxalors devient plus continue, elle redoubleau moindre mouvement, ou dès que le ma-lade a pris quelque nourriture, il ne peutfe coucher que du côté malade, fouvent ilne peut point fe coucher du tout, mais ileft obligé d’être tout le jour aflis, quelque-fois même fans ofer s’appuyer fur les reins,crainte d’augmenter la toux & l’oppreflion ; il