Régime
que l’on digéré. Le convalefcent qui avalepeu le digéré, & fe fortifie; celui qui avalebeaucoup ne le digéré pas, & bien-loind’être nourri & fortifié, il périt pemà-peu.Les convalefccnts ont ordinairement beau-coup d’appétit dans un temps où les forcesde leur eiîomac, détruites par la maladie,le régime & les remedes , ne font pointencore rétablies ; s’ils fe livrent à cet apé*-tit, la quantité des aliments furpaffe lesfor*ces digeifives, l’équilibre fe dérange, & lafamé, au-lieu d’augmenter, va en di-minuant.
§. 4^. On peut réduire au petit nombrede réglés fuivantes ce qu’il y a de plus ef-fentiel à obferver pour terminer parfaitementles maladies aiguës , & empêcher qu’ellesne laiifent quelques vices dans la fanté..
i. Que les convalefcents, comme les ma-lades , prennent très-peu a la fois, & fré-quemment.
i. Qu’ils ne prennent jamais qu’une forted’aliment dans un repas, & qu’ils n’en chan-gent pas trop fouvent.
3. Qu’ils mâchent, avec beaucoup de foin,tout ce qu’ils prennent de folide.
4. Qu’ils diminuent la quantité de laboifion. La meilleure, pour le général, eftde l’eau , avec un quart ou un tiers devieux vin blanc.
Une trop grande quantité de boiffon, acette époque, empêche l’eftomac de repren-dre fes forces, nuit à la digeftion, entre-tient la foiblefie, augmente le penchant à