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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
62
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Régime

que lon digéré. Le convalefcent qui avalepeu le digéré, & fe fortifie; celui qui avalebeaucoup ne le digéré pas, & bien-loindêtre nourri & fortifié, il périt pemà-peu.Les convalefccnts ont ordinairement beau-coup dappétit dans un temps les forcesde leur eiîomac, détruites par la maladie,le régime & les remedes , ne font pointencore rétablies ; sils fe livrent à cet apé*-tit, la quantité des aliments furpaffe lesfor*ces digeifives, léquilibre fe dérange, & lafamé, au-lieu daugmenter, va en di-minuant.

§. 4^. On peut réduire au petit nombrede réglés fuivantes ce quil y a de plus ef-fentiel à obferver pour terminer parfaitementles maladies aiguës , & empêcher quellesne laiifent quelques vices dans la fanté..

i. Que les convalefcents, comme les ma-lades , prennent très-peu a la fois, & fré-quemment.

i. Quils ne prennent jamais quune fortedaliment dans un repas, & quils nen chan-gent pas trop fouvent.

3. Quils mâchent, avec beaucoup de foin,tout ce quils prennent de folide.

4. Quils diminuent la quantité de laboifion. La meilleure, pour le général, eftde leau , avec un quart ou un tiers devieux vin blanc.

Une trop grande quantité de boiffon, acette époque, empêche leftomac de repren-dre fes forces, nuit à la digeftion, entre-tient la foiblefie, augmente le penchant à