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Tome premier (1780)
Entstehung
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» e s Maladies. .61

infenfiblement augmenter la quantité de lanourriture ; mais tant quil en refte il con-vient de sen tenir aux aliments que jaiindiqués. Dès quelle eft finie on peut paf-fer à des aliments différents, & prendre unpeu de viande blanche, moyennant quellefoit tendre , du poiffon , un peu de bouil-lon , quelques œufs très-peu cuits, du vintrempé. Le payfan à qui la fituation ne per-met ni les poulets, ni le poilfon , & dontleftomac eft dailleurs bien plus fort, peutprendre du bœuf &c du mouton. Ces ali-ments qui font utiles, & fervent à réparerles forces, quand on en ufe modérément,retardent la guérifon, dès quon en prendun peu trop ; parce que leftomac , étantextrêmement affoibli par la maladie & parles remedes, neft capable que dune très-petite digeftion ; & fi on lui donne au-de- de fes forces, tout ce quon prend nefe digéré point, mais fe corrompt. Il fur-vient de fréquents retours de fievre, unabattement continuel , des maux de tête ,un alfoupiflement fans pouvoir dormir, desdouleurs & des chaleurs dans les bras &dans les jambes , de linquiétude , de lamauvaife humeur , des vomifTefnents , desdiarrhées, des obftru&ions, quelquefois unefievre lente, & des dépôts de pus.

Lon prévient tous ces maux en fe con-tentant de très-peu daliments ; & fi lonveut fortifier un convalefcent, il faut letenir à une diete légère. Ce neft pas cequon avale qui nourrit, ce neft: que ce-