DES M A L \ D I fi S. 63l’enflure des jambes, quelquefois même oc-eafionne une fievre lente, & jette le ma-lade dans une langueur.
5. Qu’ils fe promènent le plus fouventqu’ils pourront à pied, en voiture, en char,à cheval. Ce dernier exercice eft le plusfalutaire de tous , & les trois quarts dislaboureurs, qui font à même dans ce pays,de fe procurer cet avantage fans qu’il leuren coûte rien, ont grand toit de le négli-ger. Ceux qui voudront en faire ufage, doi-vent monter avant leur plus grand repas,qui doit être celui du milieu du jour, &jamais après. L’exercice pris avant le repasfortifie les organes de la digeftion, qui en-fuite fe fait mieux: fi on le prend après,il la trouble.
6 . Comme ordinairement ils font moinsbien le foir, il'faut qu’à ces heures ils pren-nent très-peu d’aliments; leur fommeil enfera plus tranquille, & les réparera mieux.
7. Ils ne doivent relier au lit que feptou huit heures.
8. L’enflure des jambes, qui furvient pr éf~qu’à tous, n’efl pas dangereufe, & fe dif-fipe d’elle-même, quand ils font fobres ,& qu’ils prennent du mouvement. On peutla diflîper un peu plus vite en faifant frot-ter tous les matins les jambes avec une fla-nelle ou toute autre étoffe de laine.
9. Il n’efl: pas néceffaire qu’ils aillenttous les jours du ventre ; mais il ne fautpas qu’ils foient reflerrés plus de deux outrois jours; & fi cela arrivoit, il faudroit